3.1 Les pentes urbanisées de Fort-de-France

SITUATION CARACTÉRISTIQUES ENJEUX

Tournée sur la grande baie de Fort-de-France, la principale ville de la Martinique a, au cours des dernières décennies, rapidement largement gagné les pentes et les plateaux qui environnent le petit centre ancien organisé en damier régulier sur la basse plaine littorale. Elle est ainsi constituée d’un patchwork de quartiers très contrastés mais mal maillés. L’ensemble compose aujourd’hui une conurbation, étirée de Schoelcher à Saint-Joseph et au Lamentin, desservie par une autoroute prolongée en rocade, qui sinue de façon spectaculaire et violente dans ses pentes construites. Désaffectée par l’habitat, le centre-ville ville souffre à la fois de congestion de trafic liée aux déplacements domicile/travail et au manque d’animation urbaine autre que commerçante et diurne. Fort-de-France fait l’objet depuis quelques années de réhabilitations qui marquent désormais de façon plus positive ses paysages urbains : réhabilitations architecturales, requalifications d’espaces publics, renouvellement urbain, reconquête entamée du bord de mer, …

Communes concernées par cette unité de paysage

Schoelcher
Fort-de-France
Saint-Joseph
Le Lamentin


Des entrées de villes conquises par l’urbanisation commerciale

Sortie de Fort-de-France par l’A1

Zones d’activités et galeries commerciales se sont développées très brutalement à partir des années 1980-1990, colonisant les abords de la RN 1 entre Fort-de-France et Le Lamentin, prolongées même vers Ducos, mais gagnant aussi vers Schoelcher.

« Ce paysage anti-urbain est d’autant plus prégnant qu’aucun soin n’est apporté à la lisibilité du tracé urbain, à la qualité des réseaux, en particulier le maillage viaire et les stationnements en mauvais état, aux aménagements paysagers et à l’intégration de bâtiments qui relèvent plus du hangar amélioré dont on aurait jeté une poignée comme des morceaux de sucre que d’une quelconque architecture. »

« Ces galeries sont surtout le signe inquiétant pour l’avenir urbain de la Martinique de l’acclimatation, réussie plus qu’ailleurs en France, des pires formes de la ville dite émergente, où les classes moyennes martiniquaises oublient tout à la fois leur histoire et leur climat, leurs concitoyens, leurs paysages et leur ville. » Laurent Charré et Albert Flagie.

Le centre-ville de Fort-de-France vu depuis la baie. Un site urbain et maritime remarquable.

Les pentes hautes de Fort-de-France, vues depuis Balata

Vue sur Fort-de-France depuis Fantaisie, RD 48.

Navettes à Fort-de-France. L’existence de transport maritime, outre ses vertus de transport en commun agréable et efficace, contribue énormément à valoriser Fort-de-France dans son rapport au grand paysage, par les vues offertes.

De Schoelcher au Lamentin, remontant jusqu’à Balata et aux environs de Saint-Joseph, l’urbanisation de Fort-de-France occupe les basses pentes des Pitons du Carbet, tournées vers la baie. La ville s’affiche ainsi de façon lisible dans le grand paysage maritime. Inversement, au hasard d’un détour de rue, elle ouvre de belles vues dominantes sur la mer.

Une ville contre nature

Les abords durs de la rivière Madame. Fort-de-France s’est bâtie et battue contre l’eau tout au long de son histoire.

Des villes grimpant à l’assaut des pentes… et des villages de pêcheurs blottis dans des baies.

De fondation aussi ancienne que Saint-Pierre, Fort Royal tient son origine des fortifications mises en place en 1639 par Dyel du Parquet sur le rocher qui domine la baie du Cul de sac Royal, mouillage meilleur et plus sûr que Saint-Pierre. Pour des raisons militaires et stratégiques, la création de la ville est projetée sur la petite plaine de mangrove au pied de l’éperon du fort Saint Louis. Cependant, ces terres lagunaires et marécageuses ne sont pas favorables à l’urbanisation. Le bourg restera longtemps malsain, prétexte pour les planteurs et les négociants de Saint-Pierre à refuser de s’installer à Foyal. Aussi, les plans de 1700, 1726, 1761, 1774 et 1783 n’ont de cesse d’organiser la lutte contre l’eau qui inonde régulièrement la ville. Prolongent le damier origine vers le nord, chaque extension s’opère en comblant les canaux du plan précédent et en réalisant de nouveaux travaux de canalisation et de drainage.

Bibliothèque Schoelcher à Fort-de-France. Un patrimoine architectural d’autant plus précieux qu’il est rare, du fait des destructions par incendies, séismes et cyclones.

A la lutte contre l’eau s’ajoutent les séismes, les cyclones et les incendies. Plusieurs fois détruite et reconstruite, comme les autres villes des Antilles, Fort-de-France se trouve dépourvue de patrimoine très ancien.

Les cyclones de 1839 et 1891, les tremblement de terre de 1771 et 1839, les incendies de 1766, 1837 et 1890, provoquent chaque fois un processus de reconstruction et de densification, au moins pour le centre colonial : après le tremblement de terre de 1839, le canal de la Levée est comblé pour aménager un boulevard (Général De Gaulle) ; le cyclone de 1891 détruit une grande partie de la ville, reconstruite . C’est de cette reconstruction que datent le marché, la cathédrale et la bibliothèque Schœlcher.

Damier et labyrinthe, « en-ville », « lakous », lotissements et grands ensembles : des quartiers multiples et très contrastés, témoins d’une géographie et d’une histoire mouvementées

Vue d’ensemble des quartiers de Fort-de-France vus depuis la baie

Vue d’ensemble sur Fort-de-France, centre-ville, littoral et pentes.

L’histoire de Fort-de-France est chaotique et non linéaire. Fondée pour des raisons militaires à la fin du XVIIe siècle, elle n’évolue longtemps que lentement, concurrencée par Saint-Pierre et contrainte par son site. A partir milieu du XIXe siècle, trois événements accélèrent sa transformation et livrent aujourd’hui une kyrielle de quartiers aux paysages complexes et très contrastés.

- Au milieu du XIXe siècle, la concentration des usines sucrières et le déclin des plantations comme entités autonomes favorisent le développement urbain. Avec l’abolition de l’esclavage apparaissent en ville « des quartiers auto-construits et spontanés de forme organique, déclinaison urbaine et labyrinthique des lakous ruraux : au nord et à l’est du centre colonial comme le quartier dit de ’Coolie ville’, au bas du morne Pichevin ou au nord de la Levée, sur l’habitation Crozant régulièrement démembrée et selon des formes plus organisées ». (Laurent Charré et Albert Flagie)

Dans le même temps le centre colonial se densifie et des quartiers résidentiels périurbains émergent, habités par les familles Békés et quelques grands marchands puis par la bourgeoisie mulâtre.

L’adduction des eaux de Didier, avec la route qui y mène, améliorent l’organisation de la ville. Le morne Pichevin est en partie arasé, donnant ainsi naissance à un nouveau quartier populaire. L’assèchement des Terre Sainvilles est projeté sans suite immédiate.

-Au tournant du XXe siècle, la destruction de Saint-Pierre, première ville de l’île en 1902 avec 30 000 habitants dont 19 000 habitants proprement urbains (contre 23 000 habitants sur Fort-de-France dont 7 000 en ville), provoque par contrecoup un afflux de réfugiés sur Fort-de-France qui accroissent la ville sans plan préétabli. La disparition de Saint-Pierre « jette une cohorte de réfugiés, principalement ruraux, fuyant les communes sinistrées du nord de l’île et qui iront peupler ces quartiers périphériques de Fort-de-France en s’ajoutant aux effets d’un exode rural naissant » (Laurent Charré et Albert Flagie).

La ville doit affronter une rapide et brutale augmentation de population, passant de 25 000 à 43 000 habitants entre 1901 et 1926, soit une augmentation de 72% en 25 ans. Une urbanisation sauvage se développe alors, dont les traces subsistent encore : l’afflux de population est à l’origine des premiers grands quartiers auto-construits de Fort-de-France, qui colonisent les mornes environnant le centre-ville, formant la ceinture des lakous. La ville coloniale devient le centre d’une agglomération de quartiers populaires accrochés aux mornes, et d’autres, plus résidentiels, sur les plateaux.

- A partir de 1946, la départementalisation provoque à nouveau une croissance forte et rapide. C’est aussi la date à laquelle Aimé Césaire accède à la mairie de Fort-de-France et à la députation. Jointe à un exode rural qui s’amplifie et se généralise, cette croissance provoque à Fort-de-France une véritable explosion urbaine sous la poussée des quartiers spontanés et auto-construits. Comme ailleurs dans les Antilles françaises, « la réponse première de l’État français réside d’abord dans le recours aux formes nouvelles du logement de masse issues du mouvement moderne qui répandent la figure du grand ensemble et les processus de décasement brutaux » (Laurent Charré et Albert Flagie). Toutefois, Fort-de-France, contrairement à Pointe-à-Pitre, échappe, grâce à l’action de Césaire, à la destruction de quartiers entiers.

De cet héritage tumultueux de l’histoire, imposée sur une géographie puissante et contraignante, Fort-de-France apparaît aujourd’hui comme une ville ségréguée, dans laquelle « les groupes sociaux et ethniques vivent séparés dans des quartiers aux formes totalement étrangères les unes aux autres et simplement juxtaposés sans lien urbain continu. » Des coupures sociales et urbaines se sont mises en place entre chaque typologie des quartiers de Foyal, « où s’opposent damier colonial, lakous et lotissements résidentiels. Chacune de ces typologies identifie usages et populations à une forme urbaine particulière, sans mélange ni liaison. (…) La topographie et les formes du réseau viaire ont contribué à former une image hétérogène et difficilement lisible de la ville, patchwork de typologies d’habitat très différenciées et sans lien, coupé d’espaces libres incertains ou encore ruraux, voire naturels, désarticulé encore par des zones industrielles et commerciales jetées là comme des dominos. » Laurent Charré et Albert Flagie.

Le damier régulier

L’En-ville, centre ancien de Fort-de-France, vue dominante.

Rue Victor Sévère ; une des rues du damier régulier du centre-ville de Fort-de-France

Le centre de Fort-de-France vu depuis les pentes de Fantaisie (RD 48).

Le damier régulier des rues du centre-ville, dessiné dès 1681 par l’ingénieur Descombes sous l’administration de Blenac, a organisé le développement de la ville pendant 200 ans, jusqu’à ce que l’afflux de population, provoqué par la destruction de Saint-Pierre en 1902, le déborde.

Aujourd’hui très commerçant et vivant le jour, le centre-ville de Fort-de-France perd son attractivité le soir en étant déserté des habitants. A ce problème d’animation urbaine s’ajoutent les problèmes récurrents d’image globale du centre et de la ville, de sécurité, de logement et de résorption de l’habitat insalubre, de déplacements urbains et d’engorgement.

Depuis quelques années, le centre fait heureusement l’objet de constants efforts pour en refaire un cœur vivant pleinement urbain : encouragement à la mixité, sécurisation, requalification des espaces publics des rues au bénéfice des piétons, réhabilitation du patrimoine bâti, y compris par la couleur dans l’architecture, reconquête du bord de mer (Savane et Malecon).

Terres Sainvilles

Contrairement aux autres quartiers, le secteur des Terres Sainvilles s’est créé en prolongeant le damier du centre-ville, à l’initiative du maire de l’époque Victor Sévère, Destiné pour partie à reloger les habitants du quartier auto-construit, dit des ’Misérables’, il a formé un quartier populaire d’ouvriers et d’artisans.

D’après Laurent Charré et Albert Flagie, « ce nouveau quartier est remarquable aujourd’hui encore en ce sens qu’il accueille des populations relativement modestes dans des formes urbaines et architecturales créoles, proches du damier, denses et continues, en liaison directe et organique avec le centre colonial. Ici, les immeubles de rapport côtoient sans difficulté les cases, plus ou moins durcies et implantées à l’alignement, dans une réjouissante confusion où se maintiennent d’évidentes possibilités de densification de la ville sur elle-même. Bien que très central, le quartier reste un secteur résidentiel à la différence du damier colonial quasi désert et, à ce titre, sa composition sociale et son fonctionnement urbain sont exceptionnels dans les Antilles françaises ».

Les lakous labyrinthiques

Les pentes du morne Tartenson, au-dessus de la Pointe Simon, Fort-de-France.

Colonisation des pentes littorales (Pointe de la Vierge/Pointe des Nègres)

Trénelle, s’affichant sur les pentes. Vue depuis la rocade.

Pour les Foyalais le terme ’Fort-de-France’ ne désigne que le centre-ville ancien. Les autres parties de la ville sont nommées par leur appellation toponymique : Trénelle, Texaco, Didier, Sainte-Thérèse, etc. C’est que, à ’l’En-ville’ des quartiers du centre s’opposent les labyrinthes de lakous, marginalisés et isolés, juste autour du centre-ville. Ces quartiers auto-construits, qui ont fait l’objet d’une progressive durcification au cours des dernières décennies, marquent le paysage urbain en conquérant les pentes des mornes même les plus raides et les plus inconfortables. Dans « Texaco », Patrick Chamoiseau évoque la conquête du quartier auto-construit éponyme. Dans ’Le meurtre de Samedi Gloria’, Raphaël Confiant rend compte des paradoxes et de la richesse de la vie de ces quartiers. Les plus « spectaculaires » de ces quartiers dans le grand paysage Foyalais sont ceux de Trénelle et Citron, construits à partir de 1958, qui couvrent densément et régulièrement un grand pan de pente, bien visibles depuis le centre-ville comme depuis la rocade. Il faut citer aussi Volga-Plage, qu’Aimé Césaire n’a pas rasé mais transformé, conscient du caractère particulier et identitaire des lakous malgré l’insalubrité de l’habitat.

Pour Laurent Charré et Albert Flagie, « le labyrinthe est constitué d’une unité de base, la ruelle ou l’impasse (la cour ou lakou) où s’installent à l’alignement ou presque des habitations, des cases en quasi-mitoyenneté sauf pour laisser place à de fines fentes pratiquement inaccessibles et surtout à des venelles, sans issue en général, juste assez larges pour évacuer le corps d’un mort, elles-mêmes reliées à d’autres venelles perpendiculaires desservant d’autres cases en second rideau. L’ensemble constitue un réseau dense, d’une extraordinaire complexité topologique, s’insinuant au coeur de la ville.(…) Espace resserré et protégé du soleil, offrant des zones d’ombre et de fraîcheur au promeneur, ventilé par la multitude des venelles où l’air se déplace, peu mais sans cesse, entre les façades différemment exposées, régulé encore par les arbres et les plantes qui peuplent chaque jardin et signalent les entrées, le labyrinthe constitue aussi un territoire régi par une cosmogonie particulière qui s’exprime dans des dispositifs symboliques de plantations spécifiques destinées à éloigner de la maison toute intrusion maléfique, esprits et âmes errantes, mauvais sort et sorcellerie. Le labyrinthe se présente donc comme un espace de protection contre les agressions extérieures. Il est comme le damier un espace pourvu de propriétés tactiques, défensives cette fois. »

Cette « mangrove urbaine », métaphore développée par Serge Letchimy et racontée par P. Chamoiseau dans son roman « Texaco », ont contribué à une réhabilitation attentive et en douceur de ces quartiers, théorisant et popularisant les pratiques de la municipalité de Fort-de-France sous l’impulsion d’Aimé Césaire.

Les quartiers résidentiels et les lotissements

Les horizons des Pitons du Carbet, avec au premier plan le quartier Terreville (pentes de Schoelcher)

En limite amont de Fort-de-France, la force de la présence végétale dans le paysage urbain. Balata.

Les quartiers résidentiels, sur pente moins forte, offrent une ambiance végétale plus douce et plus fraîche.

Patrimoine architectural à Didier.

Les quartiers résidentiels se sont surtout développés sur les plateaux, grâce à l’air, moins étouffant que dans l’en-ville, mais aussi grâce à la planéité, suffisante pour permettre des opérations de lotissements réguliers et planifiés.

Après la période de forte croissance des secteurs centraux de l’agglomération foyalaise sous la pression des quartiers spontanés, le mouvement de création de banlieues résidentielles, à peine engagé avant la guerre par les Békés et la bourgeoisie mulâtre, se répand et se banalise pour répondre à la demande des classes moyennes en pleine expansion, surtout depuis les années 1970-1980.

« À la manière des processus observés en métropole un peu plus tôt, le même mythe de la maison individuelle et du retour à la campagne comme moyen d’échapper à l’inconfort et à l’insécurité des villes va conduire les classes moyennes à s’installer progressivement à l’extérieur de l’agglomération, et même de la conurbation créée avec Le Lamentin, autour des bourgs où se multiplient les lotissements et aussi un peu partout dans les communes rurales dans un mouvement de mitage du paysage pour finir par mettre en place une seconde couronne, et parfois une troisième couronne, physiquement détachée mais fonctionnellement dépendante de la conurbation. » Laurent Charré et Albert Flagie.

La Rivière Fond Nigaud, entre Case Navire et Plateau Fofo (Schoelcher)

Ravine Touza depuis Haut-Didier

Entaillés profondément par les ravines, les plateaux urbanisés côtoient des linéaires d’espaces de nature difficilement accessibles mais ouvrant des vues et offrant une présence de verdure en pleine ville. Lorsqu’ils sont traversés par les routes, ils constituent de nettes coupures d’urbanisation, intéressantes pour la lisibilité du paysage urbain.

Les grands ensembles des années 1960 - 1970

Les grands ensembles, qui s’imposent dans le paysage Foyalais. Vue depuis les darses du port, Fort-de-France.

Le grand ensemble de Dillon, vu depuis la rocade.

Dillon, Floréal, Bon Air à Fort-de-France, Batelière à Schoelcher, forment des grands ensembles caractéristiques des années 1960-1970. Ils présentent des travers propres à l’urbanisme de l’époque : en rupture forte avec le contexte, ils s’imposent fortement dans le grand paysage urbain. Mais surtout ils apparaissent coupés du reste de la ville, isolés, dépourvus d’aménagements paysagers et de plantations de qualité, envahis de stationnements.

Une rocade violente et spectaculaire, en ville et sur les pentes

Les pentes urbanisées de Fort-de-France, vues de la rocade (au droit du quartier Dillon)

Le quartier Fond d’Or (pentes du Morne Desaix), dominant la rocade. Fort-de-France.

La coupure imposée par la rocade oblige à des franchissements piétonniers peu confortables.

La rocade à son arrivée sur la rivière Madame et les pentes habitées qui s’ouvrent dessus

Sinuant sur les fortes pentes qui dominent le centre-ville, la rocade de Fort-de-France, ouvre des vues spectaculaires sur la ville en même temps qu’elle s’impose avec brutalité au travers des tissus habités.

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Le centre-ville

poursuite de sa réhabilitation urbaine du bâti et des espaces publics, maîtrise de la circulation voitures au bénéfice des piétons et des transports en commun

Le centre commerçant Perrinon récemment aménagé en cœur de ville

Rue de la République, partie piétonnisée

Rue du centre-ville, réaménagée au bénéfice des piétons.

Le bord de mer Foyalais

poursuite de sa remise en valeur

Le parc de la Savane à Fort-de-France, bord de mer

Bord de mer envahi de voitures, Fort-de-France.

Bord de mer du cœur de ville, déqualifié par l’envahissement des voitures.

Le bord de mer de Schoelcher

intensification

Schoelcher bord de mer, une intensification potentielle, à examiner dans le cadre de la Loi Littoral

Les quartiers des mornes

poursuite de leur réhabilitation, préservation de l’imbrication avec le végétal

Trénelle, un quartier où s’imbrique bâti et végétal.

La circulation piétonne

requalification complète des espaces publics au bénéfice des piétons

Des trottoirs impraticables qui découragent toute pratique piétonne dans la ville, même pour les courtes distances. Fort-de-France.

Rares et précieux exemples de circulations piétonnes urbaines, Fort-de-France.

Cas de rue sans place pour le piéton. Fort-de-France, quartier Sainte-Catherine.

Les liaisons interquartiers

créations, suppression des coupures physiques, requalification des transitions, lisières, interfaces

Les pentes urbanisées de Fort-de-France, vues depuis le centre-ville (espace Perrinon)

L’urbanisme végétal : préservation et renforcement du végétal dans les parcelles habitées, maîtrise qualitative des clôtures, des soutènements.

Importance du végétal pour qualifier les paysages urbains habités des pentes (Saint-Joseph).

Problème de durcissement du paysage habité : espace public déqualifié par la minéralisation : voie, bas-côtés, clôtures, soutènements. Vers Balata.

Problème de durcissement du paysage urbain par les clôtures, Fort-de-France.

La nature en ville, les bords de l’eau : réhabilitation paysagère, ombrage, accessibilité et appropriation par les habitants

Un ruisseau canalisé sans ménagement dans les pentes de Fort-de-France

Problème d’urbanisation en fond de rivière (Rivière Case Navire)

Cas d’abords de rivière en ville, à revaloriser en parc public. Fort-de-France.

Ambiance végétale de qualité offerte en pleine ville grâce à la rivière (entre Sainte-Catherine et Clairière, Fort-de-France).

Les rivières constituent les parcs naturels urbains de Fort-de-France, à valoriser comme tels. Ici la rivière Case Navire.

Des fonds de ravines à revaloriser dans des dispositions plus douces (parcs naturels urbains). Ici terrains sportifs aux abords peu avenants, Rivière Case Navire (Schoelcher).

Les pointes littorales ont vocation à devenir des parcs naturels publics urbains. Ici Madiala (batterie Sainte-Catherine) et l’ouverture sur le littoral et les pentes de Schoelcher.

Les ouvertures visuelles et points de vue : identification et mise en valeur

Cas de vue à revaloriser par suppression des réseaux aériens envahissants

Autre cas de vue à valoriser, depuis les hauts de Trénelle.

Cas de vue dévalorisée par les publicités, route de la Trace, arrivée sur Fort-de-France.

Une vue à revaloriser dans un virage.

Ouverture sur les pitons du Carbet, depuis Plateau Fofo (Schoelcher).

Ouverture sur le Sacré-Coeur de Balata

La rocade

réduction de l’effet de coupure, « digestion » de la route par la ville, voire reconversion en boulevard urbain

La rocade à travers les tissus bâtis de Fort-de-France, vue d’ensemble.

Les entrées de ville

requalification paysagère et architecturale

Entrée de ville de Fort-de-France à requalifier, côté Schoelcher

Urbanisation commerciale sans qualité paysagère et architecturale, Schoelcher

Sortie de Fort-de-France par l’avenue Maurice Bishop (RN1), dévalorisée

Activités commerciales en bordure de l’A1, Fort-de-France

Le patrimoine architectural des cases et des jardins

identification et protection

Exemples de maisons à caractère patrimonial, précieuses pour la valorisation du paysage urbain.

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